La République Démocratique du Congo (RDC) s’est lancée, selon ses dirigeants, sur la voie de l’émergence à l’horizon 2030. Mais difficile à croire dans un pays où aucun signe n’indique l’amorçage d’un quelconque progrès. Il n’y a qu’à visite nos villes pendant ou après la pluie. C’est le cas de Lubumbashi, deuxième ville du pays. Ici, pas de beau temps. Après la pluie, c’est la boue.

Une ville, et alors !

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On se croirait sur une scène de lutte paysanne dans un village. Dur à raconter dans une ville d’un pays qui révolutionne la modernité. Trop peu de routes peuvent aujourd’hui offrir les conditions nécessaires à la circulation tant piétonne qu’automobile. Pourtant, Lubumbashi, chef-lieu de la province minière du Haut-Katanga, accueille chaque jour et n’importe quand, des camions remorques transportant minerais, réactifs industriels, engins et matériaux de construction minière. Et pour ces entrées et sorties, il faut des routes d’un certain standard. Mais taxes automobiles ou impôts  miniers, rien ne sert sinon à assouvir les mille soifs des corrompus.

Une affaire de santé publique

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Mais la réalité, aussi triste soit-elle, ne se vit pas que sur les route seulement. Dans les marchés, petits ou centraux, l’environnement est invivable. Les immondices font bon mariage avec les eaux de pluie, véritable atteinte au droit à un environnement sain garanti par la constitution congolaise. La santé publique s’en trouve menacée mais l’autorité n’a pas d’yeux pour ça.

A Lubumbashi, après la pluie c’est la boue. Certains lieux de négoce deviennent inaccessibles, les érosions étant dominantes. Et bien souvent à l’intérieur, il faut couvrir les marchandises sensibles au risque de les perdre. C’est donc aussi une affaire de santé publique. Car même dans les marchés comme dans les rues la présence des érosions ne fait jamais pas bon ménage avec nulle marchandise surtout quand c’est aussi exposé à même le sol.

Malgré la pluie, même pas peur

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Mais voilà que malgré les dangers et critiques, la population s’est habituée.  Pendant la pluie, plusieurs petits commerçants ne s’inquiètent pas de s’abriter. Tant pis s’il faut se mouiller tant qu’on peut vendre, surtout si les marchandises ne sont pas sensibles directement à l’eau.

C’est cela l’environnement de travail du commerçant de la ville cuprifère congolaise. C’est aussi là le désarroi des chauffeurs qui empruntent les routes d’ici comparées à celles d’ailleurs. Mais rien à craindre, le pays sera émergent d’ici 2030, le gouvernement a promis. Pourtant on dirait que pour les dirigeants congolais, cette émergence comment plutôt en 2030. Wait and see ! ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com