Les Congolais devront s'y habituer désormais. L'arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi a mis fin à la confusion qu'il y avait entre les fonctions de porte-parole du gouvernement et celles de celui du chef de l'état qui n'existait d'ailleurs pas. C'est aussi la fin de l'amateurisme dans la communication présidentielle. Après l'ère Lambert Mende, Les choses se redessinent qu'il n'y a plus d'ambiguïté.

Armoiries de la République Démocratique du Congo

- Une révolution à la présidence de la Rdc ?

La communication présidentielle et la parole qui l'accompagne doivent être maniées par des professionnels. Tous les "sachants" du domaine savent que utiliser le verbe éfficacement, ce n'est pas le faire de manière pédante et haut perchée, mais de manière accessible à l'ensemble de son auditoire. Assuré et fluide, le temps des tirades théâtrales et solennelles est révolu. Celui des politiques déguisés en communicants pour occuper les postes des partis sclérosés par les esprits "djalellistes" doit aussi prendre fin, pour que la communication politique et institutionnelle en RD Congo prenne le virage du 21 ème siècle.

- Communiquer plus que manipuler l'opinion 

L' idée de Félix Tshisekedi de donner la responsabilité de la parole présidentielle à un homme d'information et de communication, non partisan, est un gage de volonté de dépoussiérer cette communication politique restée bloquée à la propagande sakombiste des années 70 et 80.

Kasongo Mwema a remis la parole présidentielle dans le réel, tout en la fluidifiant et en permettant un débat contradictoire construit et actuel, sans éluder les questionnements. C'est notamment avec RFI, Juan Gomez à Kinshasa et cette séance de questions/réponses avec le public. Mais aussi en questionnant les motivations des députés FCC sur l'affaire des ordonnances.

Il n'en fallait pas tant pour que certains caciques masqués de la politique, spécialistes de tout, néanmoins experts en rien, puissent s'émouvoir, d'avoir perdu une chasse-gardée, certainement.

- Porte-parole et bouclier du chef de l'état

Un porte-parole, prend des coups pour éviter au Président d'en prendre trop, un partenaire politique circonstanciel et opportuniste est souvent le premier à les donner.

Les balbutiements et la cacophonie des premières semaines passées, il ne reste plus que le seul visage de ce journaliste et professeur d'université, dont le professionnalisme n'a, jusque là, jamais été discuté par personne. Nul doute que les détracteurs ne manqueront pas et c'est normal!

Néanmoins aujourd'hui, apparaît enfin l'impression que la parole présidentielle existe, qu'elle est incarnée et ne laisse plus aucune place à l'improvisation collective, guidée par les velléités politiques éparses.

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