Le collège Imara est un des espaces choisis par la commission électorale pour abriter les centres d'enrôlemet des électeurs dans la ville de Lubumbashi. Au matin du 12 décembre, tout semble prêt pour les opérations de démarrage, du moins à l'œil nu. Mais les heures qui suivront seront de nervosité et dysfonctionnement. Si les signes ne trompent pas, la suite de cette campagne peut se dessiner.

Siège de la CENI à Kinshasa **Photo: VOA

Un enrôlement,...mille et un doutes!

Ça commence bien... Les machines qui semblaient pourtant neuves n'auront pas réussi à donner une image plus positive de la commission électorale nationale indépendante. Ce premier jour des opérations n'a pas connu particulier engouement mais les agents électoraux ne se sont pas non plus distingués. Le soleil est bientôt au zénith, il est presque midi mais moins de 100 personnes ont été envoyées.

Sur la liste des galères, encore des personnes sont rentrées sans nouvelles cartes électorales. Aux d'apprendre que leurs anciennes cartes ne sont pas reconnues dans le système. Aux autres de rechercher en vain des témoins pour assurer de leur identité, pour n'avoir pas présenté leurs anciennes. Seules solutions pour la plupart, rentrer à la maison, envisager une autre procédure et c'est fini.

"Ma surprise c'est qu'il n'y a pas eu de surprise"

Hormis les nouvelles cartes dont le format a changé et visiblement mieux protégées, rien n'a changé. Les centres sont presque tous les mêmes et parfois avec les mêmes présidents qu'en 2011. Et dire que certains "clients" s'attendaient à des surprises, même à une seule. Hélas, la bonne surprise aura été qu'il n'y avait pas de surprise.

"J'avais tout mais je n'ai pas été servi"

Un homme enrôlé en 2011 à Kinshasa et vivant actuellement à Lubumbashi se plaint après son passage dans un centre. Sa vieille carte en main, l'homme me raconte son aventure: "Je suis arrivé, j'ai suivi la procédure et j'avais ma carte de 2011 obtenue à Kinshasa. Mais à ma surprise, les responsables m’ont dit que je n’étais pas reconnu dans leur système. Je me demande si je dois repartir à Kinshasa pour avoir une nouvelle carte or je ne suis pas le seul dans cette situation. ( …)". Une femme qui venait d'être enrôlée me dira, quant à elle, que la lenteur des opérateurs est le plus grand problème. Pour elle, on aurait dû chosir de vrais informaticiens au lieu de donner des notions en survol à n'immporte qui sur des opérations si importantes. Mais trop tard...

Des machines qui marchent ou  presque, des opérateurs gravement lents, des cartes mal imprimées,... Voilà à quoi ressemblent opérations d’enrôlement en cours dans la plupart des centres qui les accueillent tant dans la ville de Lubumbashi que dans d’autres ville où elles se déroulent. C’est sans commentaire… ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com