Les droits de l'homme tels que édictés par les Nations-unies, acceptés par le monde, sont encore un leurre pour quelque milliers de citoyens du monde. C'est le cas de ces enfants pour qui la protection est indispensable puidque constituant une catégorie de plus vulnérables. Pour eux, un ensemble de mesures spécifiques ont été prises pour presque vaine gloire, avec plus de rigidité que de flexibilité. C'est le lieu de reparler du travail des enfants, ce travail que toutes les agences des nations-unies s'accordent à dénoncer et bannir comme si elles avaient toujours raison. Elles vont jusqu'à prévoir des sanctions contre les nations "non conformes" à leurs principes, puisque l'avenir et la qualité de vie des générations seraient portés par ces enfants. D'où la nécessité, peut-être l'urgence, de veiller à leurs droits...

Enfants africains. Ph: http://afrique.enfance-blog.africaciel.com/

- On exagère pas un peu…

Les résolutions et conventions protégeant les enfants sont devenues des lois sans frontières surveillant leur vie dans plusieurs pays. Mais est-ce que ça marche? Ou plutôt, ça peut-il vraiment marcher?

Les principes vont bon train, mais il y a de quoi remettre en question leur  l'opportunité s'ils ne font qu'endurcir la vie des communautés. Des pays membres des nations-unies depuis des décennies adoptent bien bonnement ces résolutions mais n'ont jamais réussi à en faire un mode de vie ni s'en servir pour véritablement transformer les vies visées pour autant qu'elles ne correspondent pas toujours aux réalités du terroir. Les conditions de vie que plusieurs nations imposent encore à leurs peuples font de tous des contributeurs à la survie communautaire ou la survie familiale, et les enfants sont comptés!

En effet, pauvres et prolétaires, des milliers de familles vivent au jour le jour de plusieurs petits travaux accomplis parfois différemment par tous les membres. Du coup, quiconque peu faire quelque chose se met à contribution. En voilà un blocage énorme aux résolutions contre le travail des enfants qui n'est nécessairement pas un frein à quoi que ce soit.

Et même s'il faudrait s'en tenir à la stricte application de ces conventions et principes, où préparé le terrain. Tous les peuples sont-ils suffisamment instruits pour comprendre jusqu'où utiliser leurs enfants? Bien sûr, non. Et si cet aspect était d'abord privilégié, autant que la réduction de la pauvreté, car on en entend parler, ces normes auraient plus de chances. De mon point vue, le travail des enfants ne peut finir aujourd'hui et ne devrait subir quelconque chasse à la sorcière. Par ailleurs, le travail des enfants ne devrait pas être confondu avec l'exploitation des enfants.

- Un seul monde pour demain...

Quel type d'homme forme-t-on aujourd'hui si on ne peut l'initier au travail? On dirait bien Non à l'exploitation des enfants, mais pas à leur travail. C'est parfois initiatique et c'est seulement ainsi qu'on mettra l'enfant au service de son propre épanouissement dans une croissance saine.

Qu'un enfant soit privé de l'école et soumis à des opérations commerciales, par exemple, pour nourrir sa famille, c'est de l'exploitation. Cet enfant est écarté de l'un de ses droits. Mais qu'il vive normalement et soit impliqué dans quelques travaux adaptés à son âge et ses aptitudes, où est mal. Pourtant semble-t-il, les signataires de conventions ne prennent aucune peine à les incarner pour les faire comprendre.

Cependant ma crainte c'est  que ces résolutions ne se fondent que sur le mode de vie occidental. Mais même alors! Dans la vie active, on ne peut appliquer que ce qu'on a appris. Et en Afrique, la pratique ou mieux l'imitation est le meilleur des apprentissages. Ceci n'appuie aucunement pas l'utilisation exagérée des enfants les investissant en chefs de leurs familles respectifs.

Cette question du travail des enfants est donc importante mais devrait s'adapter au déséquilibre socio-économique mondial. Comment peut-on appliquer les mêmes principes sur l'enfant africain et celui européen en matière de réglementation du travail des enfants et considérer les différences entre eux sans déséquilibre? Cette réglementation de l'utilisation des enfants et la définition des limites à ne point franchir par rapport aux réalités des régions, ce serai cela l'idéal qui comprendrait l'enfant selon son contexte. Impliquer les enfants dans des guerres, mines, terrorisme, les violences, le prosélytisme,... c'est de l'exploitation. Mais faut-il encore définir l'âge d'un enfant, la situation de son pays,... Le choix d'un mineur de 17 ans est-il  celui d'un enfant au regard de la définition légale l'enfant? Pourtant à cet âge ses actions et travaux ne sont pas toujours du ressort de l'utilisation ni de l'exploitation. On rappellera que très souvent les grands pays des nations unies sont à la base des dégradations des conditions de vie dans le monde et d'elles émanent la plupart de ces résolutions qui ne confortent généralement que leurs peuples! D'où la difficulté à les appliquer dans le monde et la R.D Congo en sait quelque chose.

La question du travail des enfants est donc essentielle mais j'estime qu'en étudier l'opportunité la rendrait encore plus indispensable et en faire véritablement dépendre l'avenir des nations et le bien-être des enfants. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com