Eutelsat annonce le lanceùent de Konnect Africa, sa filiale destinée à renforcer l’accès à Internet haut débit en Afrique par satellite. La Banque mondiale l'affirme: plus d’accès à Internet améliore l’économie en Europe, et bien plus encore en Afrique. Mais dans la réalité congolaise (RDC), il faudrait plus de transparence pour arriver à cette prospérité promise. Heureusement, pour ainsi dire, des insttutions existent pour y veiller...

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Une augmentation de 10 % de la pénétration du haut débit génère une croissance moyenne supplémentaire de 1,21 % du PIB dans les économies développées contre 1,38 % dans les économies émergentes. L’ Afrique, par exemple, se veut une terre d’espoir pour les investissements dans les Télécoms, la RDC étant ciblée pour 2017 par le projet Konnect Africa.

Les initiatives ont beau se multiplier, un nouvel internet pour l’Afrique ne fera pas oublier le trou noir qui représente le continent sur la carte du monde du web. Bien plus encore, Internet comme les mines en RDC, ne fait pas l’objet de plus de transparence. Les espoirs d’une amélioration de l’économie grâce au numérique risquent de s’envoler.

Sans plus de transparence pour les pays africains, la promesse de Konnect Africa de constituer un coup de fouet aux économies africaines ne se réalisera pas. En RDC, par exemple, Internet par fibre optique fait moins de succès que dans d’autres pays comme l’Afrique du Sud arrimée sur le projet WACS qui a connecté 14 pays au câble parti du Portugal. La RDC s’est connectée la dernière et la qualité des travaux a été dénoncée, beaucoup de fonds ayant été détournés.

Un internet transparent pour l’Afrique

Que le gouvernement de la RDC parle de révolution de la modernité sans que cela passe par Internet, c’est inouï. Jusqu’à quand les choses devront-elles rester ainsi ? Il est sans doute important que les nouveaux investissements arrivent en RDC, mais c’est urgent que les pouvoirs publics les conduisent au réel bénéfice des populations.

Le projet d’Eutelsat, Konnect Africa a de l’ambition. Elle voudrait bientôt connecter les banques, les télédiffuseurs, les fournisseurs d’accès Internet, les administrations… La transparence dans le nouveau processus de connexion de l’Afrique à internet haut débit doit être de mise. Contrairement au secteur minier qui reste au bénéfice d’une minorité, les Congolais doivent trouver leur part dans ces investissements. Le premier de ces bénéfices est de réduire le coût des connexions, contrairement à la tendance actuelle ou l’on est passé du simple à près de 500 fois plus. Ensuite, il faut que les populations accèdent réellement à Internet, sans limitations ni censures, afin que les investisseurs eux aussi tirent profit des marchés congolais et africains.

Je pense qu’il faut imaginer une stratégie du type ITIE (Initiative pour la transparence de l’industrie extractive) en vue de surveiller les investissements dans le secteur des Télécoms et garantir les libertés citoyennes. Le principe est simple : publiez ce que vous payez ! Cela s’impose et aux investisseurs et au pouvoir public. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com