Les blogueurs de lubumbashi (BL) et l'institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) ont organisé une conférence sur l'Accès facile à l'internet notamment en RD Congo. Il s'agissait d'une occasion de faire prendre conscience à l'assistance que l'internet, comme outil d'expression de renforçant la vie du droit à la liberté d'expression et d'opinion, était un nouveau type de droit que l'on pouvait revendiquer. D'où la nécessité d'avoir voulu rassembler des personnes du domaine du droit et des internautes aux côtés des curieux pour inventer la voie pour un accès facile et pour tous à l'internet, notamment en RDC.

Conférence commune IRDH-Blogueurs L'Shi *Ph: FideleBlog- Médias traditionnels face aux médias sociaux

Avec l'orateur Guillaume KAZADI, il était question de souligner la largesse qu'offrent les médias sociaux par rapport aux médias traditionnels embrigadés par les politiciens. Pourtant les médias sociaux ne sont pas que bénéfiques, ils sont aussi dangereux mais selon l'usage qu'on en fait et les type d'utilisateurs par rapport à la conscience et la responsabilité.

Les médias sociaux offrent rapidité et flexibilité, interactivité et libre accès, les médias traditionnels ne devraient pas pour autant les prendre pour menaces mais compléments. D'où la nécessité d'un mariage pour plus de couverture et de partage du formation. C'est d'ailleurs ainsi qu'on parle aujourd'hui de cyberjournalistes, par exemple.

Journaliste, on ne peut prétendre bien faire son travail sans présence sur internet qui est une conséquence de l'évolution du monde.

- Du coût d'accès à l'internet dans les grands lacs africains.

Ici, il est indiscutable que la RDC est en retard en matière de déploiement et d'accès à Internet par les citoyens. Le pays a beau avoir les plus longs câbles à fibres optiques, il est parmi les mauvais consommateurs de cet outil notamment à cause de raisons politiciennes. Sur cette question, les blogueurs Fidèle BWIRHONDE et Michel GEDUMBE ont démontré en chiffres la progression de l'Afrique en accès à internet du Nord où ça va mieux, au sud ou l'on tâtonne. Comparant par exemple la RDC au Rwanda par exemple, ils ont démontré la différence des coûts et d'offres en connexion internet. Une analyse montre comment les pressions sur le consommateur congolais font baisser aussi l'accès à internet, sans compter la préservation des intérêts politiciens qui font priver les citoyens du droit à l'internet.

D'après ces deux chercheurs blogueurs, le consommateur professionnel de l'internet en RD Congo à besoin de 3 jours+14 minutes+40 minutes pour le même travail qui coûte 52 minutes à son sembla rwandais ou 1 heure+3 minutes pour un Kenyan. Du coup, le rwandais, en particulier, a un gain de temps 80 fois supérieur à celui du congolais professionnel.

- Accès à internet, nouveau droit fondamental

Maître Hubert TSHISWAKA, au nom de l'institut de recherche en droits humains, à montré la relation entre l'accès Internet et les Droits humains. Citant la résolution A/HRC/32/L/20 du 27 juin 2016, il a mentionné c'était un droit que d'accéder à internet car soutenant le droit à l'expression et favorisant l'éducation qui est aussi facteur de développement. Bref, l'accès à internet est un droit à protéger autant que tout autre droit humain.

L'accès à l'internet est un droit depuis 2012. C'est donc une atteinte à un droit humain que d'empêcher l'accès à cet outil. La crainte pour l'africain c'est que les pays ont tendance à imiter les extrémistes du monde comme la Russie en termes d'accès à Internet, au lieu d'imiter la Finlande qui fait bonne figure.

Par ailleurs, il conviendrait de réfléchir sur la responsabilité sociétale des entreprises pourvoyeuses de service d'accès car elles devraient être considérées comme complice des gouvernements qui restreignent le déploiement et l'accès à internet.

- Accès à Internet et recherche scientifique

Accéder à internet ne donne pas qu'à jouir de sa liberté d'expression, mais bien aussi à la culture scientifique qui porte à se former et à former. La recherche scientifique et d'autant plus contributive au développement d'un formateur ou d'un apprenant qu'il deviennent évident les difficultés causées pas le faible non manque d'accès à Internet. Le professeur Blaise FYAMA croit cependant qu'il est important d'initier à la recherche scientifique sur internet les personnes intéressées notamment l'étudiant pour mieux choisir où et comment chercher ce que l'on veut. Une bonne proposition d'autant plus que nombreux de nos compatriotes découvrent l'internet à un âge relativement avancé qu'il n'ont pas toutes les aptitudes pour jouir profondément de cet outil.

En définitive, la croissance du taux d'accès à l'internet en RDC (classée parmi les 10 pays moins connectés de l'Afrique) comme en Afrique entière, malgré les évolutions déjà notées, nécessité plus d'investissement, d’infrastructures, de réglementation, de gouvernance spécifique et une économie propre. Cependant, un certain niveau de développement de l’internet y compris la pénétration, l’accès, la sensibilisation et les capacités humaines sont nécessaires. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com