Une année déjà a coulé depuis le début de la guerre actuelle à l’Est de la République Démocratique du Congo, au Nord et au Sud-Kivu. Chaque fois qu’une trève a été déclarée, c’est souvent une volonté des assaillants ou une intervention étrangère qui a eu lieu. Rarement l’armée congolaise a remporté à elle seule une véritable guerre sinon quelques rares batailles, parfois impopssibles à vérifier. Si ailleurs la présence de l’armée ou de la police est une sécurité assurée, au congo c’est bien l’inverse, leur présence inspire la peur. Il devient dès  lors urgent, avec ces allures, de s’interroger sur l’avenir du pays sur sa voie qui ne tarit pas des guerres.

Un_militaire_congolais_lui_meme_en_allure_de_r_fugi_Joseph KABILA, président de la RDC, semble l’avoir compris. Puisque l’armée congolaise a assez perdu et causé la honte à la nation, il a depuis 2012 lancé le recrutement des jeunes congolaises désireux de servir sous le drapeau. Mais il semble que la reticence des  jeunes  l’emporte sur les prévisions. Et la peur de ne recruter que des inciviques se fait ressentir, car le modèle digne de foi n’existe pas, hélas ! Nos analyses et obsérvations les plus récentes ne montrent  en effet rien de rassurant. Les échecs, les défaillances, les défaites et autres bévues au compte de l’armée congolaise sont entre autres dus à l’intégration souvent irréfléchies des rebelles qui en font la demande et qui finissent par trahir la nation. L’insuffisance de la préparation et la formation éthique et nationaliste des éléments n’est pas sans effets néfastes. On peut alors voir dans les parcs nationaux congolais par exemple, des braconiers mieux préparés et mieux armés que les forces nationales congolaises sommises à la garde forestière.

La situation de turbulance survenu à Lubumbashi le 23 mars 2013, coïncidant avec la date fondatrice du Mouvement du 23 mars(M23) a davantage soulevé des inquiétudes chez les citoyens. Les militaires congolais ont tiré de partout et sur des paisible citoyens innocents, causant pannique et débandade avec des conséquences jamais évaluées. Pourtant l’adversaire était une banque d’adolescents et pubères mélangés à quelques adultes portant en général des armes blanches et peu ménaçant. A la place de rassurer le peuple, l’armée à créer la pannique, causant morts et blessés mais aussi dépouillant des passants. Une question qu’on n’évoque pas assez.

Par ailleurs, les dérapages de l’armée congolaise peuvent aussi être dus au manque de rémunération, la poussant jusqu’au pillage et parfois au renforcement des mouvements rebelles. Une armée qui elle-même peut piller ou couvrir des pillages des biens nationaux ou qui viole les droits humains, on ne peut y compter pour le retour de la paix au pays. Aujourd’hui face à la reticence des jeunes à intégrer l’armée nationale, le gouvernement  promet des reformes, mais on y croit plus  pour avoir assez entendu du même genre. Des reformes pour la pacification du pays et le retablissement de la confiance entre l’armée et le peuple, c’est pour longtemps en core. ©fideleblog.canalblog.com