La farine de maïs est l’aliment le plus consommé dans la ville de Lubumbashi en République Démocratioque du Congo, mais depuis près de trois semaines maintenant,  s’en procurer n’est  plus  une question d’argent mais de force. Une crise alimentaire sans répi sévit s’est installée et semble s’enraciner pour longtemps. Déjà que les dirigeants ne sont pas capables d’assurer la sécurité à la population, la crise alimentaire vient s’en mêler comme si le peuple n’avait pas encore assez souffert.  Pire, cette situation profiterait à certaines personnalités politiques locales. A la base, la frontière Zambienne par laquelle rentre cet OR au Katanga est fermée pour des raisons sombres.

Il  y a peu, un sac de farine de maïs de 25Kg, aliment de base à Lubumbashi, coûtait entre 10 et 13 000 francs congolais, environ 14,5 USD. Voilà le même sac va revenir à un prix allant de 30 à 38 000 francs congolais(FC), soit plus de 40 USD dans moins d’un mois.  Des maisons de vente n’ont pas tari mais ont eu de moins en moins de stocks. La spéculation sur le prix a pris de l’empleur et comme victime, il n’y a pas eu mieux que la population. Et la situation continue. Curieusement, pendant que le sac coûte  en moyenne 35 000FC dans presque toutes les maisons de vente, une seule vend à 13 500FC. Elle appartiendrait au gouverneur de la province du Katanga, Moïse KATUMBA, l’homme dit du social par les siens. Et comme si cela ne suffisait pas, la mère du chef de l’Etat, Sifa MAHANYA, s’en mêle également en mettant en vente de maïs de son champ.

Crise_allimentaire___LubumbashiDans leur pauvreté, les habitants y accourrent pour s’en procurer. La demande devient supérieure à l’offre, des trroubles et des bagares s’en suivent, mais pour le propriétaire, tout va pour le mieux. Désormais, on est condamné à se reviller entre 3h et 5h du matin pour espérer accéder à un sac, mais malgré tout, on peut rentrer le soir sans en avoir eu. Car dorénavant, la farine se vend aux connus et aux plus riches pour corrompre les préposés à la vente ou à la sécurité. Une question panche alors sur les lèvres de gens : Par où entre cette farine si tla frontière avec la Zambie est réellent fermée ? Pour l’opinion, une chose est presque sûre : la fermeture de la frontière zambienne est une politique entretenue à Lumbashi pour que ceux dont des stocks trainaient les écoulent sans peine. Il fallait donc créer une situation de crise et d’un coup tomber comme un sauveur. Ça a marché!

Pour plus de notoriété encore, il lui fallait donc créer une situation de crise et d’un coup tomber comme un sauveur. Dans une population peu instruite, il devient héro et le sondoge lui profite.  Le doute sur son implication s’est confirmé quand, à la veille du passage des rebelles à Lubumbashi, il a annoncé le retour pour bientôt à l’ancien prix de la farine de maïs dans toute la ville comme s’il allait ouvrir des tuyaux de ravitaillement ou qu’il allait rouvrir la frontière zambienne. Seul avantagen cela a poussé quelques vendeurs à baisser leur prix de vente, quittant l’échelle de trente mille francs congolais. En plus, la campagne agricole qu’il a farouchement menée pour plus de maïs localement produits l’année passée n’a pas eu lieu cette année. Cependant,  le maïs produit l’année passée a plus profité aux brasseries qu’à la population affamée.Puis encore, ce sont ses hommes du groupe de 100% supportant son équipe de football qui assurent la sécurité au lieu de vente de sa farine. Et on parle d’une politique sociale…  ©fideleblog.canalblog.com