Deux centres d’enregistrement des électeurs déjà fermés dans la ville cuprifère suite à la situation sécuritaire et aux déviations enregistrées, et ça ne fait que commencer. Dans la commune Katuba, l’une des plus chaudes de la ville, les centres d’enrôlement "Katuba 2" et  "Jiwe" ayant connu de crépitement de balles dont des candidats à l’enrôlement ont été victimes, sont les premiers à être fermés. Pourvu que d’autre ne suivent pas…

Un agent de la CENI consultant les listes des enrôlés. *Ph: Politico.cd

Les policiers repartis dans divers centres d’enrôlement à des électeurs à  Lubumbashi pour contenir les foules et les débordements sont devenus sources de terreur et d’insécurité. Quelques semaines seulement après le lancement de l’enrôlement dans la ville, citoyen est tombé sous les balles d’un policier centre dénommé "Jiwe". Raison : monnayage de l’accès au bureau d’enrôlement. Et le 18 janvier 2017, c’est encore un policier ivre qui tirait sur un agent de la commission électorale nationale indépendante qui lui avait reproché de monnayer l’accès au bureau d’enrôlement. D’après la population, ce dernier avait plusieurs fois été dénoncé pour ses menaces sur les citoyens notamment le soir ou la nuit autour de ce centre, mais rien n’avait é fait pour sécuriser la population. Le centre situé dans l’école "Tujikaza" de la même commune serait aussi sous menace de fermeture puisqu’un policier aurait aussi manié son armer sur place bien que sans tirer, renseigne la population.

La fermeture de ces deux centres -pour l’instant- est la conséquence première des désordres enregistrés à ce jour. C’est la solution que la CENI et d’autres instances collaboratrices ont choisie alors qu’évoluent à pas de tortue les opérations d’enrôlement des électeurs. Voir la police c’est désormais terrorisant dans un centre d’enrôlement parfois plus que se faire visiter par un voleur à domicile. Il a une arme, il est le plus fort, il fait la loi.

Qu’adviendra-t-il de la suite des opérations dans cette commune et spécialement ces centres ? La population qui devait s’y faire enrôler réfléchit désormais sur les nouvelles orientations, alors que la CENI et les autorités policières n’ont encore annoncé aucune décision. Faudra-t-il les relocaliser, les fermer définitivement ou les rouvrir et prolonger la durée des opérations ? Ou la police devrait simplement être dégagée des centres à problème ? On patiente…

Pendant ce temps, la population dénonce se faire payer, même par les agents de la CENI, jusqu’à plus de l’équivalent de 3USD pour se faire enrôler. Cela a été entendu dans la plupart des centres de la ville, hélas.

Il se fait alors observer l’incapacité des autorités à garantir des opérations sereines durant l’enrôlement, hormis les questions sécuritaires. Des ordinateurs ont plusieurs fois arrêté de fonctionner poussant à la suspension de travaux dans certains centres, au moment que d’autres centres ont connu un large retard à être lancés. Ces différents aspects ne permettront que difficilement le respect de la période initiale des opérations de la commission électorale.

Les prochaines élections s’annoncent pleines d’inconnus, à un an de leur organisation, si tout va bien. Ces opérations préliminaires se réalisent dans une forte tension et insécurité décrédibilisant les organisateurs. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com