DE LA DÉSINTOXICATION AU SUJET DES IMAGES SUR LA MANIFESTION DES CONGOLAIS (RDC)
Ceci un article de France24.com que j'ai choisi de de reprendre entièrement; vu la vérité qu'elle apporte que la peur que j'exprimais déjà sur les images qui ont circulé sur la manifestation de Kinshasa (RDC), notamment le 19 et 20 janvier dernier. Ici, cette télévision française démontre sur son site, combien les images associées à la repression policière face aux manifestant à Kinshasa, ne sont pas nécessairement authentiques mais véritables sources d'intoxication. Du coup, elle vient désintoxiquer... J'ai simplement changé le titre de l'article.
À gauche et à droite, ces photos diffusées sur les réseaux sociaux ont été présentées comme prises à Kinshasa, mais elle n'ont rien à voir avec la révolte congolaise. Au milieu, des Congolais de Cologne manifestent avec ces photos.
Durant les manifestations qui ont eu lieu du lundi 19 au vendredi 23 janvier, toutes les connexions internet et téléphoniques avaient été coupées sur ordre du gouvernement. Les images, amateur comme professionnelles, étaient rares, alors que forces de l’ordre et manifestants s’affrontaient parfois violemment dans les rues des principales villes du pays. Le premier bilan officiel de douze morts a été contesté par Human Rights Watch, qui parle d’au minimum 26 personnes tuées sur toute l’étendue du territoire congolais, évoquant dans certains cas des tirs à balles réelles de policiers sur les manifestants.
Difficile de savoir qui est précisément à l’origine de cette désinformation ou si les images ont été postées de bonne foi. Beaucoup de twittos ont toutefois été localisés au Nord-Kivu ou à la frontière Rwanda-RD Congo - où les connexions internet fonctionnaient sur le réseau rwandais -, voire en dehors du territoire congolais.

La même journée, une "vidéo inédite "est publiée sur le compte YouTube "World News Video"présentée comme les exactions commanditées par le général Kanyama, chef de la police de Kinshasa. Sur ces images choquantes, des personnes s’enfuient, pendant que d’autres sont grièvement blessées. Les images datent en réalité du 4 mars 2012, et avait été filmées lors de l’explosion de la caserne de Mpila au Congo-Brazzaville, qui avait fait au moins 250 morts.


Cependant, ces images ont été très largement relayées sur plusieurs groupes Facebook publics fréquentés par la diaspora congolaise. Certaines de ces photos ont même été reprises sur des pancartes lors d’une manifestation de Congolais de Cologne, en Allemagne, ce week-end.
Si l’objectif de ces fausses images est d’illustrer des abus, qui sont pourtant eux bien réels, certains journalistes et activistes au Congo ont critiqué leur diffusion jugée nuisible pour la crédibilité du mouvement de protestation.
