LUBUMBASHI : CES ROUTES DEVENUES DES CARS WASHES
Dans une ville où couvrir ses besoins quotidiens relève désormais d’un héroïsme, les moins forts pour se distinguer puisent dans leur mine d’intelligence pour survivre. Mais très souvent, leurs efforts vont au-delà du civisme et de la citoyenneté, mettant en péril infrastructures publiques et développement communautaire. Détruire pour se nourrir, ce n’est vraiment un mode citoyen.
Sous le regard des dirigeants de moins en moins protecteurs des infrastructures publiques, les routes sont les principales victimes inconsciemment ciblées par ces nouveaux usages. Ces citoyens dont ont dit qu’ils sont civiques, ont ramené le lavage de véhicules sur les chaussées des routes, dans des espaces publics, au centre-ville. Des citoyens qui s’engagent avec une nouvelle culture à gagner leur pain quotidien, quoi qu’il en coûte. La pratique se généralise dans toute la ville de Lubumbashi, dans les parkings des bus et taxis et même privés. Adolescents, adultes et vieux, tout le monde s’improvise laveur de véhicules sans quoi la survie ne pourrait être assurée pour eux. Les routes bitumées sont leurs espaces préférés car celles en terre battues produisent rapidement de la boue au moindre contact avec l’eau.
Lutter pour gagner sa vie c’est bien, mais comment pense-t-on avoir pour longtemps des quartiers désenclavés avec ces usages. Déjà la légèreté dans la construction des infrastructures publiques les routes de canalisations pour l’évacuation d’eau de pluie, puis ces pratiques s’emmêlent. Il y a quelques années ces mêmes citoyens réclamaient la construction des routes. Le gouvernement n’en a pas assez fait au regard des besoins, mais il ne fallait plus menacer tout de même les quelque unes retouchées dont la durée de vie est systématiquement réduite.
La part de la mairie de la gestion de la ville soulève des questions sur ce phénomène. Nul n’ignore que le bitume et l’eau ne font pas un, surtout si même celle de pluie traine sur la chaussée. C’est ainsi que très rapidement on peut voir des nids-de-poule apparaitre sur les chaussées réhabilitées parfois un mois après. Doit-on toujours rappeler que vivre en ville, c’est bien mais si elle est organisée convenablement et propre c’est mieux pour tous. Assez parlé, maintenant, action! ©fideleblog.canalblog.com