"Aucune vie ne devrait être perdue à mon nom. ... Alors, j'en suis arrivé à la décision de démissionner de mon poste de président de la république. Une décision à effets immédiat.". Jacob Zuma, le désormais ex-président sud-africain l'a déclaré à la télévision de son pays annonçant sa démission. Pressé par son parti, l'ANC et quasiment tout son pays, l'homme continuait à régner mais son autorité ne simposait plus. Il a choisi de respecter la vie de son peuple, de privilégier l'amour de son pays et d'honorer son parti politique. Jacob Zuma à démissionné de la présidence de l'Afrique du sud.

Jacob Zuma, Ex-président de la RSA. **Photo: © Phill Magakoe - AFP

On célébrait l’amour avec la saint valentin ce 14 février 2018 alors que les catholiques entamaient leur carême vers la fête pascale. C’est ce jour qu’il a aussi choisi pour démissionner, même s’il ne pouvait plus mieux faire. L’histoire s’en souviendra autant que de ceux qui s’accrochent au pouvoir ici. Robert Mugabe n'est plus le seul africian de notre siècle à avoir démissionné. Le vent vient du sud et pourrait emporter d'autres recalcitrants.

Pressé de toutes parts, Jacob Zuma n'avait plus beaucoup de chances. Se maintenir au pouvoir serait synonyme de gouverner par défi. Son parti politique, l'ANC, ne voulait plus de lui au pouvoir. La Justice n'en finissait plus avec lui, et le peuple ne lui accordait presque plus aucune légitimité. Il aura beau vouloir résister, tenir tête au comité exécutif de son parti et défier son peuple; finalement sa raison s'est rallumée à temps. Et à voir les boulées qui lui ont été lancées, avouons qu'il n'avait pas beaucoup de choix.

Lui qui était frappé d'un ultimatum a compris que ses axes de manœuvres se refermaient sur lui. Et avant minuit, à 23h00 (heure de Pretoria), Zuma à jeté l'éponge. Il a démissionné malgré lui, car il dit être parti sans comprendre vraiment la position de son parti. Mais puisqu'il a choisi de rester dans les principes de l'ANC, il a tout laissé pour lui. Mais cette démission était attendue depuis plusieurs jours.

Cyrile Ramphosa, vice-président de la RSA et sûrement prochain chef de l'Etat, ne fait pas non plus beaucoup d'amis dans la population. Si Zuma est accusé d'avoir déstabilisé l'économie et accru la corruption, on craint que Ramaphosa lui aussi puisse décevoir. Zuma est parti, mais mieux vaut le diable qu'on connait qu'un ange qu'on ne connait pas, disent certaisn sud-africaines encore d'accord avec Zuma. Corruption, relations avec les indiens,... était les taches sur la peau de Zuma 

Cyrile Ramaphosa, nouveau parton de l'ANC élu depuis quelques semaines seulement, est considéré comme l’accélérateur de l’affaire jusqu'à la démission. Pour autant, le parti peine à se débarrasser de sa nouvelle sa réputation et aura besoin de temps pour restaurer son image écorchée par les différents scandales autour de ses membres dans l’administration du pays.

Les prochains jours vont être cruciaux pour la première puissance économique de l’Afrique qui se repositionne, le temps d’une vague. Une démission d’un certain ne suffira pas !

En tout cas, ces autres dirigeants africains, comme en RDC, ne diront pas qu’ils n’ont pas eu de modèle de démission, d’élection ou de paix. Et Dieu merci, le continent a tout donné comme possibilité et exemple. Comme le reprenait Moise Katumbi, « il faut savoir partir », car la politique ne peut être faite éternellement. 

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