La Rdc va bien ou pas du tout. C'est selon l'œil qui regarde. Bien que toujours en chantier, on révolutionne la modernité, chacun selon sa politique.  On se tire des boulets et à la fin on n'avance plus. Presque plus personne ne sait vraiment où on en est entre développement et sous-développement.

Trois hommes, trois démarches, une province

Lubumbashi

De Moise Katumbi à Célestin Pande Kapopo passant par Jean-Claude Kazembe, le Katanga et le Haut-Katanga ont vécu une véritable politique de rupture. A son arrivée, Moïse Katumbi investit dans son nom et les affaires avant la province. A en croire Gabriel Mbuyu, un lushois, Moïse Katumbi est un homme aux ambitions débordantes mais aussi «Un malin voleur. Il semblait nous mettre en avant mais son pouvoir n'était qu'un tremplin pour ses affaires. Si le goût de la politique lui est venu après, il n'en avait que faire au départ sinon en profiter ». Des routes, s'il en faites, il les aurait choisies selon qu'elles servaient ses intérêts. «Mais au moins, il a fait quelque chose. Sa vision était de mieux faire que son prédécesseur et les circonstances lui étaient favorables.»

Après le désamour entre Kabila et Katumbi, Kazembe a pris le pouvoir. A l'arrivée, il s'illustre par des sorties minimisant la personne et les actions de son prédécesseur. C'était le début de sa fin, alors que commençait à peine son mandat. Sa suite n'a été qu'essais et erreurs, traversant échecs et tensions, jusqu'à sa «disparition».

Vient ensuite Célestin Pande Kapopo, ancien ministre du gouvernement Kazembe. Avant lui, Kazembe s'était démarqué par la hausse des prix sur le marché, la rénovation du gouvernorat et la construction d'une gare automobile, principalement. A son tour, Kapopo s’est trouvé une politique, celle qu’il aurait aimé voir Kazembe appliquer. « Je l’appelle maintenant "papa transfo". Dans une ville sombre, la meilleure politique qu’il a trouvé c’est de distribuer des transformateurs. On pourrait dire qu’il réussit bien sa démarche. Mais non. Il jouit d’une popularité nait de sa réponse à un besoin urgent, pas plus », renchérit Gabriel Mbuyu.

L’impossible développement en Rdc

Les gouvernants congolais se succèdent, se remplacent et se suppriment. La rupture entre leurs méthodes de gouvernance sont d’autant plus opposées qu’il parait impossible d’en attendre un véritable progrès. Il se dégage notamment entre les trois gouverneurs précités une folle envie d’auto élévation comme un narcissisme méprisant le prédécesseur.

Aucun de ces dirigeants n’a jamais voulu poursuivre ne serait-ce que les bonne actions de l’autre. Malgré tout, ils se présentent pourtant tous au service d’un même peuple. C’est la tradition dans ce pays, même aux instances les plus élevées. Finalement, c’est un éternel recommencement. On pense éliminer son prédécesseur mais on ne s’arme pas assez pour le dépasser

Voilà à quoi mènent les petites politiques même quand elles sont conduites par des hommes qui se veulent grands. On s'attaque les uns aux autres, même en «famille», tous conduits par un seul chef, auteur de l’idéologie. C’est ce que le politologue Jeff Mudimbi appelle «Politique paroissiale». Un curé pour tous les comptes rendus, plusieurs abbés en désaccord, mille et une politiques et la paroisse ne se développe pas. On se conforte dans des discours sablonneux, on manipule. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com