Pour un candidat à la naissance, vaudrait-il mieux désormais choisir une autre ville pour l’instant? Lubumbashi ne rassure plus… Une ville pour la paix ou pour l’épée, en tout cas Lubumbashi a troqué sa tranquillité contre la dernière génération de l’insécurité qui ne déçoit pas. On pourrait bien dire qu’il n’y a pas de sot métier pour autant que semer le trouble est devenu un métier pour ceux qu’on a pourtant chargés de veiller sur la quiétude des citoyens.

ATTENTION: **Ceci est une analyse du temps présent. Ma ville n'est pas toujours ainsi!**

Image d'illustration. *Symbole de la Ville de Lubumbashi

- Les armes sont faites pour s’en servir…

Dans cette ville, l’insécurité devient la nouvelle compagne du quotidien depuis que la sécurité a démangé. Les statistiques des patients blessés par balle sauvés ou morts dans les hôpitaux de Lubumbashi ne se recherchent pas. Les armes de nos militaires et policiers n’ont plus chômés depuis quelques semaines dans cette ville. Leurs détenteurs en font bon usage tirant sur tous ceux dont les têtes déplaisent dans le silence d’or des décideurs.

Après le 19 décembre 2016, le quartier Gécamines de Lubumbashi autant que la commune Katuba sont devenus les principaux théâtres des jets de balles et du banditisme attribué aux militaires et policiers. Au moins chaque jour une personne est tuée sinon blessée par balle et les tueurs seraient toujours en uniforme alors qu’ils avaient été placés çà et là dans ces parties de la ville pour contenir l’insécurité. Finalement ils auront réussi la promouvoir… Oh que dis-je, plutôt à s’en faire contenir.

- Et ces hôpitaux qui nous aident à mourir

Les hôpitaux de Lubumbashi rendent de plus en plus la mort facile pour tous, et malheur aux victimes des malfrats. Aux dernières nouvelles, l’hôpital Gécamines-Sud prend l’en-tête des hôpitaux qui aident à mourir. En effet, c’est depuis le 19 décembre dernier que la plupart des victimes de bandits au quartier Gécamines ou Matshipisha ne peuvent être admises aux soins dans cet hôpital, et surtout pas la nuit. Dernier cas, la nuit du 7 janvier conclu par le décès de la victime. En voilà une bonne façon d’encourager ces atteintes à la vie humaine.

- Des militaires pour nous inquiéter ?

Désormais à certaines heures à Lubumbashi, voir un militaire ne laisse plus que deux choix : se tirer ou se faire tirer dessus. Devant nos policiers et militaires, il serait plus réfléchi de se sauver que de compter sur eux, sauf si la vie devient lourde à porter pour vous.

Aux vues et aux sues des autorités politico-militaires, Lubumbashi attribue ses morts à des éléments des forces armées, mais aucune réaction réelle ne va au-delà de vaines promesses. Dieu merci, la population finit toujours par gagner. Et à Lubumbashi, ce vent de manifestation et l’émergence de la tendance à braver la peur donnent à croire que les décideurs ne resteront plus longtemps insensibles. Mais bien sûr, cela ne veut rien dire pour des dirigeants indirectement impliqués dans ces massacres, car en ne payant pas ces militaires et policiers on les pousse indirectement à se trouver du pain. Mais en plus, tuer est la bonne conclusion qu’ils ont trouvé… 

Quoi qu’il en soit, la vie est sacrée, pas qu’un droit. Et nul ne devrait l’ôter à quelqu’un d’autre. Alors qu’elle appelle au secours, Lubumbashi donne aujourd’hui une leçon : promenez-vous de moins en moins la nuit, au-delà de 20 heures. Et dans les quartiers à criminalité élevée, il vaut mieux être chez soi autour de 18 heures. La vie n’a pas de prix ! ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com