Les élections auront lieu, la constitution de la RDC sera respectée quant à l’alternance… Aucun agenda ne devrait justifier que le sang des congolais soit versé et aucune envie de pouvoir de devrait supprimer les droits humains et les valeurs démocratiques, etc. C'est en tout cas ainsi l'esprit d'une part du discours sur l'état de la nation de Joseph Kabila. C'était à Kinshasa la journée de ce 15 novembre que le parlement congolais et les invités ont entendu parler le chef de l'Etat.

Joseph KABILA devant le congrès *Ph: lh3.googleusercontent.comPour une fois en 15 ans de pouvoir, Joseph Kabila s'est prononcé sur l'état de la nation avant décembre. D’où plusieurs questions et analyses sur ce discours précipité qui pourrait bien faire penser à la date du 19 décembre promettant le chaos de la part de l'opposition.

Qu'a dit réellement Joseph Kabila devant les congolais? Voici ce que j'ai retenu:

Économiquement, le chef de l'Etat congolais a salué la période de l'équilibre économique durant une bonne période au pays, en plus de la réduction du train de vie des institutions jusqu'à 30%.

Du point de vue social, Kabila a regretté qu'il y ait encore certains lieux au pays devenus des terrains d'expérimentation de manigance de certains politiciens. Il a tout autant dénoncé ces stratégies de certains pays nostalgiques de la colonisation qui ne peuvent se passer de s'ingérer dans la politique congolaise.

Parlant de la jeunesse, "une stratégie d'insertion est en cour", a assuré "le garant de la nation". Kabila a cependant salué ceux des congolais qui rejettent les offres des politiciens véreux et servent la nation et leurs communauté.

Au parlement, Kabila a appelé à accélérer la procédure sur la loi relative quant à l'attribution de la priorité aux congolais dans la sous-traitance dans le secteur minier, agricole etc. "Le congolais doit être le 1ère investisseur dans son propre pays" et la demande intérieure doit être forte.

S'adressant aux institutions de la République, Kabila a appelé à consolider la jeune démocratie et en finir avec la prise du pouvoir par la force ou en violation de la constitution. Les politiciens, principaux acteurs de la marche du pays, le fichier électoral est bientôt près, il faut se préparer aux élections. C'était l'occasion pour Kabila de rendre hommage et encourager la commission électorale qui rend effectif son appel à l'enrôlement des électeurs depuis juillet dernier. Et revenant à la jeunesse, Kabila a invité les jeunes à prendre part au processus électoral pour décider de l'avenir de leur pays et participer à sa gestion. Puis, salutations aux travaux du dialogue, reconnaissance envers Edem KODJO et les recommandations (perfectibles) qui en sont nées. La participation à ce assise a montré la maturité de congolais en montrant que seuls ils peuvent.

Quant à l'ingérence,  Kabila a dénoncé les instructions étrangères dans les affaires, un pays "qui a droit...au respect de sa souveraineté et son indépendance".

Un appel à l'unité, à l'adhésion et à la signature des accords du dialogue a été lancé, avant de remercier le prélat catholique pour son implication. Mais Kabila regrette qu'hélas, les opposants qui n'ont pas encore signé ces accords, prouvent du manque d'intérêt pour les efforts fourni pour le pays.

Parmi les moments plus applaudis, on retiendra se Kabila: "Soucieux de mes responsabilités, je ne peux permettre que l'avenir de la RDC soit pris en otage par une frange de la classe politique nationale". C'est là menace que le président de la République a semblé adresser aux opposants qui le bloquent.

Et puisqu'une nouvelle équipe gouvernementale est attendue après la démission de Matata PONYO et conformément aux accords du dialogue, Kabila a salué le premier ministre sortant et son gouvernement Et à ceux qui se préoccupent de son avenir politique, Kabila dit: "La RDC est une démocratie constitutionnelle, la constitution règle toutes les questions de manière satisfaisante et elle sera respectée. Le plus préoccupant, a semblé dire Kabila, c'est de savoir quel avenir offrir à la RDC et aux congolais.

 Et voilà, le chef de l'Etat a parlé, il a été applaudi mais reste à savoir ce quel rapport entre sa véritable pensée et ses  paroles prononcées en ce jour. Je reste cependant l’un de ceux qui croient que, bien que pas au bon moment, Kabila partir et l’alternance va avoir lieu. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com