Que c'est fatal d'être fataliste! Mon coeur galope, j'ai peur... La nationalité congolaise ne sera plus pour longtemps qu'une affaire d'humains. Le fatalisme nous a rattrapé et devient congolais comme moi. Président de la République silencieux malgré des massacres au pays où Élections improbables malgré les lois, pas de surprise puisque c'est ça le Congo, la RDC est ainsi faite. Pourtant, ça en est trop avec cette fatalité devenue vie et caractéristique d'un peuple. Mais peut-être bien qu'être blogueur congolais, comme moi, c'est aussi défini d'avance.

Image d'Illustration *PH: HabariRDC- Fatalité, ma compatriote...

Tu as beau être presque africaine -c'est ça l'Afrique-,  mais j'aurais voulu partager ce pays avec quelqu'un d'autre, pas toi. Ils baignent dans le fatalisme mes compatriotes qui ne fournissent aucun effort de croire en eux puisque tu les colonise. Et moi j'en meurs de peine, cette peine de voir s'ériger en institution le fatalisme qui a déraciné le sens du travail. A Kinshasa, il n'est pas étrange de tout renvoyer au destin quand à Lubumbashi on pense que Dieu fera là qu'on a échoué. Et comme Dieu, le fatalisme vit ici.

Que cette congolaise vide sa poubelle dans le caniveau d'en face, alors que son voisin jouit du plaisir de pisser en plein air, c'est normal. On est ainsi faits! S'il faut dépolluer, la nature s'en chargera, et puis l'état n'est pas encore mort pour le reste. Plus normale est encore cette habitude de vivre la main tendue comme si mendier était un destin citoyen, et toutes les villes congolaises vivent à ce rythme. Fatalisme!

- Fatalistes, les dirigeants aussi?

Je ne le dirais pas moins, ils ont ainsi grandi. Ces bourgeois parfois surpris par leurs propre bourgeoisie, apprennent au peuple qu'on peut être plus riche et plus fort que les institutions de la république. Cette nation m'a appris qu'il serait un destin pour les uns d'être riches même sans emploi, pour les autres d'être pauvres même en mourant travailleurs. C'est bien le destin quand ce sont les mêmes qui trouvent du travail, quand ce sont les mêmes quartiers où l'eau potable n'a pas coulé depuis 1960 ou quand on a jamais rencontré un policier qui sécurise. Ce serait ça le Congo, peut-être l'Afrique!

Et ces dirigeants, amis de la fatalité! Ils nous ont appris que certains n'étaient pas faits pour l'école puisque vivre à pousser le chariot était aussi un destin, même quand on a étudié. Malins sont-ils! J'ai appris d'eux que même gouverner était destiné à certaines personnes et pas besoin de bien d'étudier quand c'est un destin.  C'est ça le Congo(?)! Ils feignent d'appeler la jeunesse au travail, au civisme et à la (nouvelle) citoyenneté, mais ils n'ouvrent l'accès à l'emploi qu'à leurs fils, eux qui sont faits pour ça. Fatalité...

- Mais trop c'est trop!

Lui, président par hasard puisque le destin l'avait prévu? Elle, ministre fatalement? Et moi, blogueur par destin ou par vocation avec passion? A chacun sa vérité... Mais trop c'est trop, ça doit cesser. Malgré l'impression, l'avenir de ce pays n'est pas défini d'avance. Elle est là la fatalité mais non, ce n'est pas une religion commune à ce peuple. Assez de croire que la nature l'avait prédit.

Monsieur est diplômé d'université et attend son emploi le trouver à domicile, puisque ce serait son destin. Sa soeur, elle, se plaît de marquer sa présence aux cours sans étudier puisque dans son université il est fatalement notoire que de son intelligence seule l'on ne réussira jamais sans corrompre. C'est ça leur Congo, mais le mien est différemment perçu. Changeons de regarde, repensons notre existence.

Débout congolais, dressons nos fronts longtemps courbés... On ne le chantera jamais assez! Aucune indépendance ne sera si fatalement assurée, et léguer cette mentalité à la postérité, c'est ce n'est pas un destin mais un choix. Conscience, réveille-toi, fatalité n'est pas congolaise! ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com