Lundi 5 septembre 2016, une nouvelle année scolaire s’ouvre pour les enfants de la RD Congo. Des enfants dont plusieurs politiques congolais s’amusent à mesurer le droit à l’éducation à leurs velléités séparatiste. Entre peur et détermination, certains parents ont remis sur la route de l’école leurs enfants alors que d’autres hésitent et observent le rythme de la cité. Entre opposition et majorité politique, on parlerait bien d’une rentrée scolaire entre marteau et enclume.

Des eleves à la rentrée scolaire-RDC *Ph.: www.radiookapi.ne- Egoïstes les politiques

C’était à 48 heures de cette nouvelle année scolaire. Des plateformes de l’opposition avec à la tête le parti d’Etienne TSHISEKEDI, a appelé les familles congolaises à retenir leurs enfants à domicile, à boycotter la rentrée. C’est l’annonce d’une rentrée scolaire bâclée, une journée sans école comme si c’était contributif. A qui profiterait cette manipulation politicienne ? Bien sûr, même pas à ces pauvres familles qui ne peuvent envoyer leurs enfants à l’école et derrière lesquelles se cachent ces ambitions manipulatrices. Est-il aussi vrai que cet appel à la solidarité avec les nécessiteux seulement à la dernière heure n’aurait pour fin que de ramener l’attention sur les initiateurs. Sale politique… C’est l’occasion aussi pour la majorité au pouvoir et différents syndicats de saisir la balle par le bond. Des mises en garde fusent de partout : pas de politique à l’école sinon les sanctions suivront. Et c’est la moindre de chose, mais de qui se moque-t-on ?

Pendant que leurs enfants savourent de bons instants au-delà des frontières congolaises sans année blanche, certains opportunistes ne pensent qu’à se façonner une identité de la dernière heure et se maintenir sur la scène des débats. La population aussi naïve qu’elle se laisse percevoir n’a hélas pas laissé échouer cet appel car certains sembleny avoir mordu. Mais on connait le dicton : Au royaume des aveugle…

- Leur éducation, notre responsabilité

Il est plus qu’impérieux de rappeler que l’avenir de cette petite jeunesse en formation repose sur ces décideurs dont seules les velléités politiques semblent prédominer. C’est d’une responsabilité collective que de considérer l’éducation de nos enfants comme notre charge. Il s’agit d’un droit pour nos enfants, filles et garçons, un devoir pour tout adulte. Et pour les acteurs politiques, décidant sur la (bonne) marche de la cité, c’est bien plus qu’une responsabilité de  garantir à nos enfants des conditions humaines de formation.

Soulignons que ce sont environ 18 millions d’élèves qui reprennent le chemin de l’école ce 5 septembre 2016 dont plus de 2 millions sont à leur première année. Mais toute analyse faite, la question de l’éducation des enfants congolais ne semble pas si importante que les enjeux politiques qui secouent le pays de Lumumba. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com