Les attentes de la RDC des accords de Paris sur le réchauffement climatique sont multiples et variés mais inconnus du grand public. C'est principalement les motivations de sa participation à la COP21 bien que son président ni son premier ministre étaient aux abonnés absents. Sans aucune caricature, les Jésuites de Lubumbashi ont donné la parole aux experts environnementaux et un décryptage a été fait de la RDC à la COP21. C'était le 23 janvier 2016 au Centre Arrupe pour la Recherche et la Formation (CARF) de la compagnie de Jésus à Lubumbashi. Et par belle coïncidence, le président de la république lançait à Kinshasa, au même moment, la campagne de plantation d’arbres pour la protection de l'environnement.

CARF-FORUM Lubumbashi *Photo : P. Tryphon ISANGO

L'orateur René NGONGO, un de 208 congolais participants à la COP21 est venu restituer aux Lushois les acquis de sa participation et lever le voile sur les interrogations quant aux intérêts de la RDC à avoir participé à la COP21. Au même endroit, le Professeur Arthur KANIKI a présenté les effets des exploitations minières dans l'ancienne province du Katanga. C'était avant une présentation sur la bonne gouvernance dans une entreprise par le patron de Bolloré Logistics RDC.
Nous faisant comprendre que presque toutes les deux secondes une étendue d'un terrain de football disparaît des forêts de la planète, René NGONGO a souligné que la participation de la RDC à la COP21 reposait sur plusieurs enjeux environnementaux dont un accord juridiquement contraignant, un traitement équilibré entre atténuation et adaptation du changement climatique, une certaine flexibilité pour l'Afrique, un renforcement des capacités et un transfert des technologies, etc. Selon l'orateur, il y a cependant des manquements à noter dans les accords de Paris sur le climat. C'est le cas de la justice climatique, de la reconnaissance de la dette écologique de grands pollueurs, entre autres. Quant à la gestion des forêts, la RDC aurait été la seule nation être félicitée pour sa nouvelle politique. Par ailleurs, les discussions sur l'électrification de l'Afrique semblait portait l'attention sur l'Ouest du continent malgré la puissance du bassin du Congo.
Parlant du Katanga, le Professeur Arthur KANIKI est convaincu que le sol de cette ancienne province de la RDC est pollué en grande partie. Les cours d'eau et sources, les champs, l'Homme et les animaux subissent les effets de la pollution et de la surexploitation du sol et du sol de la province. Les gaz nocifs rejetés, les huiles, l'abattage des arbres, le transport des produits pollueurs, les poussières, les fumées,... sont, entre autres, les voies de pollution rencontrées dans l'ex-Katanga. Il est aujourd'hui très important de multiplier les voies de sensibilisation pour doter les citoyens des capacités utiles à la préservation et la protection. Des publications, des formations et conférences, des intervention dans les médias,... aideraient la populations à saisir les enjeux climatiques en cours.
Clonculant les exposés, Eric KALALA, DG de Bolloré Logistics RDC, a fait noter que la bonne gouvernance dans les entreprises aujourd'hui n'est pas différente de la bonne gouvernance politique. Au-delà du bon rendement poursuivi, une bonne politique éthique doit être instaurée dans les entreprises. L'objectif est d'avoir des agents motivés librement, diminuer les pressions et tensions au travail, promouvoir un air détendu.
Globalement, de la bonne gouvernance, une nouvelle politique, il en faut pour atténuer le rythme des changements climatiques, exceller la dépollution et améliorer la vie et le rendement de nos entreprises. Aux décideurs la parole... ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com