Du haut de ses plus 67 ans d'age, la déclaration universelle des Droits de l'Homme est l'un de rares textes presqu'unanimément acceptés dans le monde. Pourtant ces fameux Droits de l'Homme n'échappent à aucune occasion d'atteinte. On les veut chaque jour, on les viole tous les jours!

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- Une histoire qui se repète!

Deux jours avant la journée dédiée aux Droits de l'Homme 2015, le de l'ONU aux Droits de l'Homme, BCNUDH, publiait un rapport contenant 41 cas d'atteinte rien qu'à la liberté d'expression sur une période 9 mois seulement. L'ONG ASADHO révélait deux jours plus tard, ses chiffres sur les abus surbis pas l'Homme au Nord-Kivu, à l'Est de la RD Cong. On se passera des autres cas! Au monde l'ONG "Reporter sans Frontières" trace son tableau :

Voilà dans quel monde on vit, sachant que plusieurs dizaines de cas ne connaissent aucun échos. S'ils ne sont pas étouffés, ils se produisent dans des milieux où il n'y a aucun moyen de recessemet et donc pas de statisques; sinon les dénonciateurs sont poussés à abandonner. A l'allure où le monde va, il semble plutôt que les efforts de la majorité des Hommes detruisent plus qu'ils ne défendent l'Homme et ses droits. Des campagnes au quotidien, des mobilisations ça et là,... mais tout est pareil. Ça devrait suffir enfin, les discours doivent changer, et les murs tomber.

- Encore plus d'actions!

Les rapports de Human Rights Watch, de Reportes Sans frontières, d'Amnisty Intertional,...se succèdent, accusent et condamnent, mais tout reste texte et parole. Pas d'action, pas de changement. Qu'il serait agréable d'ignorer les textes et de vivre selon les choix de la conscience sans crainte d'être surveillé. Le plus douloureux c'est de constater que les ONG de défense de droits de l'Homme naissent au quotidien depuis quelques années mais que les atteintes et abus se multiplient de plus en plus vite. Non, des actions, on en veut plus et encore plus.

Si en Afrique les libertés de manifestation, d'expression, de presse,...sont parmi les plus reprimés selon les rapports, l'on semble fermer l'œil sur le droit à la santé, à l'éducation,... La convention internationale relative aux de l'enfant fait noter que l'enfant a droit à un nom, à la protection ou de vivre avec ses deux parents ou au moins un d'eux,...mais que ne voyonms-nous pas dans nos pays! Nos rues sont pleines d'enfants, mais quelles luttes, quels rapports on en fait? Dites-moi que l'injustice fait droit humain(?)!

Et comme de l'eau sur le dos d'un canard, les cris et revendications ne font plus de peur que de mal. Faudra-t-il une cour internationale pour la repression des crimes ou ateintes aux Droits de l'Homme? Dans nos pays, la complaisance fait bon marché qu'ignorer les Droits humains ne veut rien dire. Ces filles et femmes violées en centaines depuis des années: pour qui est-ce un droit de le faire ou de le subir? Bien sûr, personne. Pourtant pas de véritable sanction contre cette atteinte à la dignité humaine. Cette pollution qui detruit généreusement des champs à Lubumbashi dans un silence mortel des décideurs n'est-elle pas une atteinte aux droits humains?

Non, la dénonciation ne suffit plus, il faut des actions concrètes. Aujourdhui les Etats devraient se rearmer pour le bien-être humain, pour la défense de ses droits. Il n'y a pas de politique sans l'homme, et on ne peut pas prétendre, avec une politique globalisante, le protéger sans le cibler. Parler de droits humains, bien beau, mais jusque quand allons-nous encore dénoncer? L'Etat devrait être comme partenaire posant des actions pour la protection des droits humains, et non comme celui devant qui les droits humains ne survivent pas. Nous voulons des gouvernants qui agissent et réagissent pour la survie de l'humain. Que vivent les droits humains, que vive l'Homme! ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com