Ils sont éparpillés à travers la partie Est de la RDC depuis quelques mois fouillant les exactions du régime du président Pierre NKURUNZIZA au Burundi.  Arrivés à Uvira il y a quatre mois, disent-ils, ces réfugiés Burundais sont désormais à Lubumbashi où ils espéraient trouver des « conditions plus humaines » après un surpeuplement dans la première partie qui les a accueillis. Aujourd’hui, femmes, enfants et pères de famille traînent devant les bureaux du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, une agence des nations-unies, censée pourtant s’occuper d’eux. Mais contre toute attente, « le HCR a mieux à faire ».

Réfugiés Burundais devant le HCR Lubumbashi **Photo: Fideleblog

Dans un entretien avec certains de ces réfugiés, nous apprenons qu’ils étaient à 400 au départ et maintenant ils sont à 800 abandonnés à leur triste sort. A chacun d’eux, il était promis une somme de USD 360, mais rien de cela n’a été fait si ce n’est qu’à peine pour 100 personnes seulement, nous renseignent-ils.

L’un de réfugies se plaint : « Ils disent que nous ne sommes pas de simples réfugiés mais des politiciens. A chaque revendication, ils nous menacent d’expulsion pourtant nous croyons avoir droit à la dignité, et le HCR et la bonne adresse, avons-nous cru. Nous sommes réfugiés mais d’abord des hommes avant tout et avons des droits. Ils nous demandent de repartir là d’où nous sommes venus, mais pour nous c’est inconcevable et nous n’avons pas de moyen pour ça .»

A l’heure actuelle, et après un rassemblement le 19 août, ce sont désormais des agents de la police nationale congolaise qui ont été dépêchés devant les bureaux du HCR-Lubumbashi pour contenir sinon prévenir toute autre tentative de soulèvement, au regard de la haine de réfugiés sur place.

Depuis leur arrivée, ces Burundais manquent presque de tout. Pas d’abri ni de latrines, pas de couchage ni d’eau,… Bravant tout risque de maladie et contamination, ils dorment à la belle étoile, font leur cuisine en plein air à moins ou presque trois mètres d’une route principale et se contentent de la poussière sinon de la force du soleil en cette saison sèche.

Toute nos tentatives d’obtenir les réactions de la Commission Nationale des réfugiés (CNR), l’agence publique congolaise spécialisée en la matière, et des responsables du HCR n’ont reçu qu’une fin de non recevoir. Toutefois, les conditions dans lesquelles sont abandonnés ces réfugiés depuis environ 2 semaines ne sont pas humaines  ni acceptables. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com