Il est plus difficile de nous ressembler qu'il ne l'est de nous rassembler.  La psychologie s'était-elle alors trompée ? Un blogueur ne se permettra pas de l'affirmer. Pourtant on a longtemps été nourris de ce principe : Ce qui s'assemble se ressemble", voire vice versa. C'est presque vrai, mais que dire de l'autre sens! La bougie de l'humanisme n'est pas encore éteinte. Nous la gardons allumée pour le monde...

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L'appartenance au même genre ne fait pas de nous les mêmes hommes, ni d'eux les mêmes animaux. C'est par la nature de la création que l'espèce est faite, non par le choix de ceux qui la composent. Et donc, les barrières qui nous séparent sont plus érigées dans le mental que le concret. En effet, il n'y a pas que ceux qui se ressemblent qui puissent s'assembler. Ceux qui ne se ressemblent pas le peuvent aussi, autant qu'on pourrait se ressembler sans s'assembler.

Si nous ne sommes pas tous riches matériels, nous sommes des richesses en chaire et en os. Pour autant, nos différences ne devraient pas nous séparer, nos faiblesses ne devraient pas nous affliger, non plus. Mais hélas, c’est sur base d’elles que nous nous rassemblons ou repoussons.

C'est de la solidarité que nait la force, autant que de la diversité dans la différence se forge l'arme contre l'adversité. Pourquoi rechercher la ressemblance avant le rassemblement, alors que dans le rassemblement on peut trouver la ressemblance ? C’est peut-être une conviction personnelle, mais tout être humain devrait savoir qu’on n’aura jamais son monde à soi seul.

Tous prenons de notre temps à tisser nos affinités selon nos origines, écoles, tribus ou classes sociales, selon que nous partageons la même langue, les mêmes intérêts ou la même religion,... Mais nul ne sait reconnaitre que par là, entre autres, entrent certains échecs de nos vies. Nous refusons d'accepter que les relations qui nous rapprochent sont aussi fruits d'un destin que nous ne contrôlons pas toujours. Ainsi tentons-nous de tout gérer, pourtant l’unité du monde s’impose à nous, ne serait-ce que pour la postérité.

Pourquoi existe-t-il des couples biraciaux qui prospèrent ? Là on ne se demande pas où se situe la ressemblance, si ce n’est qu’ils sont simplement humains. Cela devrait pourtant suffire pour tous, même si certains hésitent à faire le pas. Pas de quoi devenir spécialement logique et psychiatrique uniquement à l'heure de l'unité quand pour la guerre et la ségrégation on ne s'interroge pas ou même jamais. A tout moment de la vie, il est possible de choisir d'aimer, de protéger l'homme, de se montrer plus humains et de faire changer les regards. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com