La République Démocratique du Congo est un pays gigantesque et complexe. Dans sa gouvernance à travers l'histoire, beaucoup d'erreurs ont déjà été commises mais le rattrapage est encore possible. De Joseph KASSA-VUBU à Joseph KABILA, la démarche a été quasiment la même jusque là où se situe le pays aujourd'hui. Le niveau de vie des congolais, les relations sociopolitiques, le niveau de développement du pays, le niveau de démocratie au pays, ... sont largement déplorables. Ceci est une conséquence d'une suite d'erreurs orchestrées dans la gestion du pays. Il n'est jamais tard de redresser les tirs, se remettre sur le droit chemin. Voici la deuxième partie de notre analyse.

Parlement congolais RDC *Ph : congotribune.net - Deuxièmement, la culture de la corruption.

C'est devenu un sable dans l'engrenage. Du sommet à la base, la corruption s'est installée et on dirait que les congolais s'en complaisent. Pour accéder au pouvoir, certains dirigeants passent par là.  Fraude aux élections, achat des nominations à différents postes et partout, corruption aux frontières, tricherie, vol et mensonge dans les calculs sur les affaires publiques,... Mais ceci commence plus bas : un parent qui ne veut plus que son enfant redouble de classe, il va acheter la conscience de ce pauvre enseignant mal ou impayé. A l'université, c'est maintenant l'étudiant ignare qui refuse d'assumer ses échecs : il s'en va corrompre avec toutes les chances de s'en sortir avec des résultats plus fameux que le pauvre consciencieux, hélas. Comme si ça valait la peine d'avoir un diplôme ou un pourcentage qu'on ne pourrait jamais défendre. D'ailleurs ce phénomène a accru autrement le nombre de chômeurs d'entre ces étudiants qui ont peur de travailler car ils ne s'en sortiront jamais, n'ayant pas étudiant normalement. Fainéanter, c'est devenu comme une culture. Peu veulent se sacrifier pour un travail bien fait. C'est malheureusement une anomalie qui gangrène la société congolaise, bien que cela soit un problème mondial. La RDC mérite mieux, mais d'abord des dirigeants qui comprennent la nécessité et l'importance du mérite.

- Troisième, la paresse.

Le Congolais ne travaille pas assez. Le Congolais est un paresseux pleurnicheur qui attend tout de tout le monde sauf de lui-même. Dans un pays aussi riche que le nôtre, les élections doivent être soutenues de l'extérieur, l'armée doit faire appel à l'ONU,... parce que le congolais ne sait rien faire seul. Le voilà pauvre voire misérable alors que derrière sa parcelle se déniches des tonnes de minerais par un étranger. Il a de la terre arable et vide mais le congolais choisit d'acheter à manger au même sens qu'il exporte son café ou son caoutchouc pour plus tard en acheter les produits finis. Et par là l'importation se vit dans tous les secteurs et à tous les niveaux, jusqu'au plus petit fruit ou fretin. C'est la conséquence de la paresse.

- Quatrièmement, la politique socio-publique.

La conception des politiques publiques en RDC cause encore problème. Alors qu'il est prouvé qu'une bonne politique publique est essentiellement sectorielle, on voit le gouvernement nous présenter des projets et visions généralistes. Je ne cite pas les fameux "5 chantiers" qui d'ailleurs étaient dits "du chef de l'Etat", ou "la révolution de la modernité" que j'appelle mieux "la modernité de la révolution". Il s'agit de deux visions politiques du Président Joseph KABILA   dépourvue du sens réel de politique publique. Comment voulez-vous que la nation se développe avec de visions vagues qui n'incarnent qu'une série de mensonges envers la même nation ? Mais tout compte fait, le vrai problème ce sont les congolais seuls.

- Cinquièmement, la "démo-dictature".

C'est tout simplement la combinaison e la démocratie et de la dictature. On s'appelle "République Démocratique du Congo" autant qu'on le dirait de la Corée ou de la Chine, du Rwanda ou du Zimbabwe, du Venezuela ou du Cuba. C'est le nom qui le mieux a sonné pour faire table rase du régime de feu le président Mobutu qualifié de dictatorial. Mais au font, il est question de nom, et c'est tout. Il faut interroger ceux qui ont vécu au Zaïre, ils vous diront que la RDC n'est pas assez loin, et les journalistes ou les médias ont leur lot.

Où sont la justice sociale, l'accès à l'éducation pour tous, la liberté de presse et/ou d'expression ? On parle multipartisme, pourtant les opposants sont coincés. Le 19 janvier 2015, des congolais ont été obligés de descendre dans les rues de quelques villes du pays pour barrer passage à une loi démo-dictatoriale, et ça a marché.

Eux qui ont promis de changer la vie des congolais nous ont ramené à danser pour eux et à chanter leurs noms comme au temps de Mobutu. Où se trouve la différence, si pour parler de KABILA il faut encore utiliser le superlatif absolu le plus positif ? Non, nous n'avons pas assez avancé. Mais, merci pour les promesses faites à la nation sans effets.

Toutefois, chaque congolais fait partie du puzzle. Les erreurs du passé nous rattrape aujourd'hui et nous rappelle que nous devrions en commettre de moins en moins pour préserver les générations à venir. Soyons un peuple, un peuple ardent comme le dit notre Hymne national. Je suis parmi les coupable de l'Etat de mon pays, peu importe ma part de responsabilité. Au prochain tour, faisons le bon choix, l'histoire nous le rappellera. ©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com