L’histoire se passe dans à Lubumbashi, une ville de la R.D. Congo, mon beau pays. J'ai déjà parlé des filles, des femmes avec leurs ambitions démesurées pour le mariage de leurs rêves. Mais les hommes, à quoi pensent-ils ? J'ai mené mon enquête sur un très court terme, quelques personnes et dans un espace pas assez élargi. Que recherches-tu chez une fille ? Pourquoi l'épouserais-tu ? Deux questions que je posais principalement aux hommes. Et d'après-vous, que cherchent les hommes chez une femme ? C'est la question que j'ai posée aux filles. Il en ressort que beauté et aspect physique comptent pour beaucoup, mais pas que ça.

Le Mariage. *Image d'Illustration

Si on affirme que l'argent et le matériel attirent plus aujourd’hui les filles chez les hommes, cela vaut à un certain degré dans le camp des hommes. J’y reviendrai plus bas. En effet, la plupart des hommes interrogés s'accordent à affirmer que la beauté soutenue par une certaine bonté suffit à faire d'une fille « une vraie femme ». Plus de six hommes sur dix ont pourtant insisté sur l'association entre beauté et formation physique comme valeur pour le choix d’une femme : Une belle poitrine (grande pour les uns, arrondie pour les autres,…), une bonne taille (relative), des derrières d'une certaine forme (et taille), et là le mariage peut se concevoir.

Et puisque les avis demeurent partagés, deux hommes sur dix ont précisé qu'au-delà de la beauté, il faut de l'intelligence, enfin. Une femme qui peut travailler, résoudre des problèmes, poser et/ou répondre aux questions, unir des personnes, redresser son homme, c'est celle-là la femme intelligente dont ils ont besoin. Deux autres hommes ont estimé que la bonne femme est un choix divin, pas de l'homme seul. « On se met à la recherche et Dieu inspire nos choix », mais malgré tout, « il y aura ma part, notamment sur sa présentation, disons son physique », m'a confié un monsieur.

Mais certains hommes m’ont surpris. En effet, il y en a qui, comme certaines filles, épousent la classe sociale ou les familles de filles. Quelques hommes interrogés m’ont révélé qu’il ne servait à rien de prendre pour femme une fille simplement belle mais dont les origines sont tachées de misères et d’analphabétisme. « Elle vous dira qu’elle vous aime et elle vous épousera, mais en réalité c’est vos biens qu’elle aura épousé ».

Pourtant les familles nobles, bourgeoises, inspirent aussi de la peur à certains hommes qui craignent « de ne jamais réussir à garantir la stabilité du couple dans les moments de crise avec une femme qui a grandi gâtée et couverte de tous les biens. Les familles modestes sont plus éducatrices ». Je m’abstiens de parler de ce que j’ai appris de la tribu, un sujet de séparations pour nombreuses et nombreux d’entre mes concitoyens. A dire vrai, la tribu constitue un véritable obstacle à certains mariages.

Toutefois, il existe encore des hommes sans aucun respect pour la femme, ceux qui par d’elles avec dédain, et ceux qui se complaisent à la rabaisser. Je n’arrive pas à comprendre cette attitude si méprisante à l’égard de la femme que je défends et soutiens d’ailleurs. Pour eux, les femmes se remplacent comme des chaussettes, et même en épouser plusieurs n’est pas coupable. Des indécis existent aussi quant à se marier ou jamais.

Auprès des filles, j'ai aussi enquêté sur les hommes. Pour elles, les hommes sont des menteurs. Une fille m’a confié : « Ils viennent à nous, attirés par le physique d’abord, et rien d'autre. C’est avec les comportements du temps qu’on passe ensemble qui détermine l’aboutissement ou pas au mariage. Certains d’ailleurs ne viennent que pour le sexe, autant que certaines filles ne disent OUI que pour soustraire de l’argent pendant un temps ».

Toute observation faite, il se révèle que les réalités et vérités autour du mariage s’adaptent au milieu, aux conditions de vie, au type de personnes et au niveau d’instruction, entre autre autres. Les filles ne sont pas les mêmes, les hommes non plus, il suffit de tomber sur le bon. Pourtant, de tous les cotés, on pense qu’on se marie désormais moins par amour, le mariage n’étant plus véritablement un motif d’accomplissement. Est-ce toujours vrai ? Je m’en doute à un certain niveau, mais je présente ici le vécu observé. Et vous, à vos claviers, pour vos contributions sur la question. ©Fidèle BWIRHONDE  ©fideleblog.canalblog.com