Le Centre Mchungaji Mwema (Bon Berger) a organisé une journée de réflexion pour étudiants chrétiens sous le thème "Jeune chrétien congolais, que peux-tu faire pour le développement de ton pays?". Le professeur Mabika NKATA était l'orateur de la journée. Différentes universités, écoles et instituts supérieurs étaient représentés. Tenue à la suite de plusieurs autres, cette journée vise l'émergence d'un nouveau type de citoyens en RDC.

Photos d'illustration. *Après une conférence avec le Centre Mchungaji Mwema, 2013*«Comme Lazare, nous sommes un peuple mort et enterré. Mais plus que Lazare, nous sommes couchés dans une tombe en or, en diamant, en cotan, en cuivre,... Quelques uns d'entre nous attendent encore leur mort, c'est notamment vous les jeunes chrétiens». C'est par cette métaphore que l'orateur a présenté le contexte congolais actuel. Notre mort, c'est cette injustice sociale croissante, ce sont ces guerres infinies, c'est cette politique autocratique, c'est ce tribaliste nationalisé,... Les jeunes chrétiens, étant en interconnexion avec Dieu et les hommes, sont les seuls capables d'ouvrir cette tombe afin que reviennent à la vie ceux qui sont morts.

«Vous, les jeunes, vous êtes le seul de la terre, la lumière du monde (Voir la Bible, Matthieu 5). Le Congo a besoin de vous. Ne vous prétendez pas capables de tout faire, mais faites ce qui vous est possible. Vous êtes respectivement uniques selon vos dons naturels. Mais mieux que tous, vous êtes chrétiens et c'est un atout. Cependant, Dieu ne fera rien pour vous si vous ne faites riens vous-même. Dieu vous aidera à faire tout ce que vous pouvez si seulement vous le lui demandez, vous vous conformez à sa volonté, vous ne recherchez pas les intérêts égoïstes,... a ajouté l'orateur.

Le jeune qui veut aider son pays doit être un jeune capable d'accepter des sacrifices, de mettre son intelligence au profit du prochain, de s'enrichir pour les autres. Ce jeune ne fuit pas son pays mais va puiser ailleurs pour enrichir son pays. Notre pays souffre aussi de la fuite des forces vives et des cerveaux et ce sont les jeunes qui partent sans revenir. Pourtant, «C'est aux jeunes chrétiens de couper les bandelettes qui enrobent le peuple mort de la RDC pour pousser à une nouvelle prise de conscience, redémarrer la marche de la nation,  retrouver la paix, restaurer les foyers séparés de leurs terres,...»

Le rôle de la jeunesse aujourd'hui est d'abord de se transformer, se développer pour développer le pays. Il lui revient d'identifier le mal actuel, d'y proposer des solutions, de définir son idéal de société et de passer à l'action. Ainsi tout le monde se retrouvera actif et utile à la nation.

Premiers concernés, les jeunes présents ont soulevé les raisons qui les poussent à l'extrême et formulé des recommandations : «Que le gouvernement revalorise l'investissement congolais face aux capitaux étrangers, qu'il investisse dans l'enseignement et donne plus d'importance aux diplômes nationaux, qu'il garantisse aux jeunes un accès facile à l'emploi pour limiter la croissance de la barbarie,...»

Ainsi s'est conclue cette journée qui est aussi la dernière de l'année 2013-2014. Rendez-vous en 2014-2015 pour d'autres aventures pour et par les jeunes.  ©Fidèle BWIRHONDE  ©fideleblog.canalblog.com