Ce samedi 3 mai 2014, le monde célèbre à nouveau la journée mondiale de la "Liberté de la Presse". Pour cette année, le thème est « La liberté des medias pour un avenir meilleur : Contribuer à l'agenda de développement post-2015 ». Pour un avenir meilleur, c'est bien dit! Cette liberté implique celle d'expression et donc celle d'opinion. Pour la RDC, pays où l'on dit faire des avancées en la matière, on compte encore des journalistes menacés, emprisonnés, séquestrés, portés-disparus... Les cas sont légions dans plusieurs pays du monde, spécialement en Afrique.

Liberté de la Presse 2014. Photo UnescoLa journée existe depuis 1993. L’idée générale à se faire c’est que l’état des lieux donne une forte dégradation notable dans les pays en conflits (Centrafrique, Syrie,…). On peut dire que les conditions évoluent dans le monde. Des milliers de journalistes vivent encore dans la peur, loin du véritable sens de leur métier, mais des analystes reconnaissent, sans les saluer, « le bon trajet parcouru par la profession des journalistes et les barrières que les professionnels ont sus brisées malgré tout». Pourtant les chevaliers de la plume eux se voient encore au début du chemin, au regard des défis.

Moi, blogueur et journaliste, dans un pays où on a encore plus de tabous que d'ouvertures, je ne peux nier pourtant l'existence d'une chance d'avancer. Par ailleurs, les statistiques les plus récentes dans le monde font état d'une situation encore critique, de plus en plus pour certains. Selon Reporter San Frontière (RSF), des pays comme «La Finlande, Les Pays-Bas et La Norvège », sont les modèles à imiter, contrairement à ces autres « Le Turkménistan, La Corée du Nord et L’Érythrée » qui sont encore des enfers pour la presse. La même source présente son classement ici, avec la RDC à la 151ème position, après avoir perdu 9 places.

Toutefois, il parait important de noter que dans certains pays, les difficultés rencontrées par la presse sont aussi dues à l'incompréhension de la véritable mission et du rôle de la presse, aussi bien par certains "pseudo-journalistes" que par le grand public. Est-il essentiellement journaliste celui dont un texte est publié dans un journal, ou qui tient un temps d'antenne à la radio ou à la télévision? D'avance, non. Mais bon, la presse ne semble pas non plus faire beaucoup d’efforts pour se faire comprendre. Enfin, dites ce vous, vous en pensez! ©fideleblog.canalblog.com