En Afrique, le 40ème jour après la mort d’un proche est un jour important, celui d’un dernier coup de larme, d’un dernier hommage. Le 05 décembre 2013, Nelson MANDELA nous quittait, après une longue période de pénible maladie et de souffrance pour les proches. Au 15ème jour du même mois, il fut mis en terre. Aujourd’hui, MANDELA fait ses 40 jours loin de nous, loin de vous qui l'admiriez ou presque. Aux côtés de Martin LUTHER K., Mère Térésa de Calcutta, Jean Paul II ou de Mahatma GANDHI, il  repose désormais. Mais l’icône semble s’effacer des discours quotidiens.

Nelson_MANDELA__souriantOn l’aimait tellement qu’on ne s’interdisait pas de le mystifier. A travers des cris sincères des citoyens du monde, des hypocrytes qui torturent leurs peuples ont frayé un passage pour exprimer eux aussi des sentiments de douleur et de perte. Modèle de réconciliation, on voudrait lui ressembler, mais on ne fait rien pour débuter. Pendant ses années passées en prison, MANDELA s’est fait connaitre comme un battant légendaire. Par son flegme, il devient l’icône de la lutte, le roi de du rassemblement et du pardon. Des qualités qui ont fait de lui un héros de son pays et du monde, un « modèle » pour tous.

Au jour de sa mort, le monde a produit des discours dithyrambiques vantant sa lutte et sa vie après les 27 ans de prison. Et pourtant! Ceux-là qui ont été incapables d’imiter MANDELA de son vivant le sont encore plus aujourd’hui. Plus d’éloge, plus de souvenir évoqué, tout semble s’enliser dans la longueur  du silence et du temps de l’après sa mort. Que deviendra MADIBA des années après? Sûrement, un acteur de l’histoire passée, rien d’autre. Quel modèle cherchons-nous encore. Ceux qu’on a eus, on les a oubliés et on ne sait pas devenir modèle pour autrui.

A la croisée des chemins, l’Afrique est plus encore en danger. Les dirigeants se font encore manipuler depuis l’étranger. Des leaders, le continent en manque et la politique socio-économique reste délétère. Quel avenir, quel développement de l’Afrique doit être attendu de l’occident.

De tous ceux qui ont salué sa majesté et l’ont présenté comme un modèle, aucun ne lui arrive à la cheville. Des tortionnaires, des dictateurs, des corrompus, des détourneurs, des racistes, des capitalistes,…ce sont là les hommes qu’on a vus, entendus venter MANDELA aux hommages rendu le 10 décembre: Raoul CASTRO, Barack OBAMA, Robert MUGABE, … Mais aucun d’eux ne fait un effort socialement visible à changer sa nature, son mode et sa politique de gouvernance. L’incertitude plane sur l’avenir de continent et la génération actuelle semble avoir plus à faire que celle du passé.  ©fideleblog.canalblog.com