La RDC, est en carence de services publics sérieux, faute aux dirigeants pas plus engagés que les citoyens exclus. Son budget annuel est plus bas que lui dédié à certains services publics dans d’autres pays. Et malgré les richesses nationales, on accuse l'insuffisance des moyens… Et pourtant, en 2013, Marie-Olive LEMBE KABILA, bien que première dame, a construit écoles et cité, à son nom comme individu. A Kinshasa, commune Binza, elle a bâti une cité portant son nom, destinée soi-disant aux pauvres, si seulement. A Tshikapa, au Kasaï, elle a construit une école technique aussi portant son nom. Et ailleurs! Elle a payé des frais d’hospitalisation, de scolarisation, d’alimentation, elle distribue des pagnes… pour plusieurs personnes, et cela dans la poche de l’Etat. Comme les autres, elle pense enrichir, mais elle n'appauvrit pas moins le peuple. Elle a pris du poids, non seulement physique mais décisionnel surtout.

Marie_Olive_LEMBE_KABILA_inaugurant_une_de_ses__colesDébutée, une nouvelle année donne souvent lieu à un bilan par les médias pour les dirigeants plutôt influents. Cette année, plus que pour son époux, le président de la République, Marie-Olive LEMBE KABILA a eu sa part de bilan, mise en vedette par la télévision nationale. Un bilan un peu trop satisfaisant pour une citoyenne dont on ignore l’emploi. Et cela c’est uniqu pour la Républiqueement en Afrique, car de l’autre coté, tout ce qui touche la vie de l’Etat doit être justifiable. Mais chez-nous, quand on est dans le sillage du chef, on devient aussi chef. A la place de créer des emplois, on revêt la soutane du bon donateur.

Femme de fer ou femme d'enferAu même moment qu’elle joue la bonne samaritaine magnanime, des enfants de la rue manquent d’encadrement, l’armée et la police sont mal payées sinon impayées, autant que la majorité des agents de l’Etat. Les écoles publiques se délabrent, le système éducatif s’enlise, les hôpitaux publics manquent le minimum nécessaire pour leur fonctionnement, les services judiciaires se décrédibilisent, le privé l’emporte sur le public, et l’Etat devient sans âme condamné par ses dirigeants et leurs complices.

Pour des citoyens comme Marie-Olive LEMBE KABILA, les mêmes questions reviennent : Où travaille-t-elle et combien gagne-t-elle pour en offrir autant? Cela n’exclue pas des concitoyens comme Moïse KATUMBI, bien que gouverneur. Si le salaire du président de la République est exorbitant, les parlementaires devront s’y mettre au lieu que la première dame devienne la voie d’évacuation et de dépense de l’argent du peuple. On peut dénoncer la gouvernance de Mobutu, mais l’actuelle ne protège pas mieux non plus les droits citoyens. ©fideleblog.canalblog.com