Le souci actuel devrait être celui d’inscrire les victoires des FARDC dans la durée et sur l’ensemble du territoire national. Mais aujourd’hui qu’il convient de mieux s’armer et davantage enraciner les stratégies, les gouvernants ont choisi de fêter. Quel paradoxe quand on sait que malgré tout, des familles sont toujours en larmes dans le même Nord-Kivu!

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Plus rien  ne contredisait l’avancée des rebelles du M23 au Nord-Kivu jusqu’à ce que les forces armées de la RDC les repoussent de la localité de  Kibumba avant celles de Kiwanja et Rutshuru reprises dimanche 27 octobre dernier. Ca n’arrive pas tous les jours. Et maintenant que c’est arrivé, il en convient certes une célébration mais pas une paralysie de la vie nationale. D’ailleurs, pendant que les FARDC percé sur les rebelles, la ville de Lubumbashi perdait sa quiétude à cause d’une invasion d’autres rebelles dans la matinée du mardi 29 octobre.

Comme si tout était gagné, ce samedi 2 novembre a été décrété chômé dans toute la république en l’honneur des forces armées, ce qui constitue une baisse de garde et  un ralentissement de la vie nationale. Oui, des rebelles qui abandonnent armes et minutions en s’enfuyant, c’est extraordinaire. Mais  nos sources indiquent cependant que les FARDC auraient bénéficié d’un soutien significatif de l’Angola, l’Afrique du Sud, entre autres. On ne peut le prouver!

La crainte actuelle c’est que le gouvernement se fasse trop confiance et baisse la garde, négligeant de s’organiser en se plongeant dans les discours et les célébrations. De l’autre coté, on sait que les rebelles du M23 n’encaisseront pas ainsi une lourde défaite et oublier. Ils pourraient vouloir affuter leurs armes et revenir avec force là ou ailleurs. D’où la nécessité de rester vigilants et prêts à toute surprises. ©fideleblog.canalblog.com